Education nationale
Tout ce que je dénonce comme étant plus que de la très légère intelligence se traduit de façon criarde dans un article de blog d'un professeur d'école que j'ai traversé en ce début d'été. L'histoire d'un maître d'école, de ses enfants, puis, de son collègue. aaahh!! le collègue ! tout est dit !
Il y parle d'une histoire qu'il a fait monter par de jeunes élèves. Aussi pure qu'épurée. Un style d'une intouchable syntaxe enfantine. Jusque là, beau. Le pire était à venir...
je cite :
" Lundi après-midi, j'ai demandé à trois élèves de CP de rédiger ensemble un conte. En dépit de leurs difficultés, ils ont su en s'entraidant produire un texte qui certes est encore loin de répondre aux normes orthographiques mais qui présente de nombreuses qualités (aucune erreur de sons, utilisation des temps du récit imparfait/passé simple certes avec des erreurs de désinences mais cela fonctionne à l'oral, originalité et longueur de l'histoire, respect du début du schéma quinaire, etc.) pour des enfants aussi jeunes et pour lesquels il avait fallu mettre en place bon nombre de situations de remédiation et de différenciation durant l'année scolaire.
Je le transcris ci-dessous tel qu'ils l'ont écrit au tableau :
il été une foi une moto dans la foré. elle roulé télment vite celle sété perdu. elle rancontra un lou. le lou pri un marto et cassa la moto parsse ce il etet en colère parse qil fezé la siêste et elle lavé réveillé. la moto pri feu. il y avé de léléctrisité. lés ponpié arivêre et il étégnire le feu.
Ce matin un collègue de l'école qui a découvert le texte resté au tableau a imaginé une suite désopilante que je vous recopie à la suite du texte corrigé des enfants pour ceux qui auraient du mal à lire la prose enfantine :
Il était une fois une moto dans la forêt. Elle roulait tellement vite qu'elle s'était perdue. Elle rencontra un loup. Le loup prit un marteau et cassa la moto parce qu'il était en colère. Il faisait la sieste et elle l'avait réveillé ! La moto prit feu. Il y avait de l'électricité. Les pompiers arrivèrent et éteignirent le feu.
Un pompier s'inquiéta de l'état de la pauvre moto. Il la chargea sur un brancard et l'emporta chez lui. Il passa tous ses jours de congé à la réparer. Comme le siège était abîmé, le gentil pompier alla à la chasse au loup. Il le tua, le défit de sa peau noire et en fit un nouveau siège pour sa nouvelle moto.
Cet échange entre les mots ces enfants et ceux de cet enseignant qui a réagi au quart de tour devant l'invitation à rêver qu'ils avaient formulé à leur manière est pour moi une très belle façon de respecter les mots qui n'a besoin d'aucun papier bible et d'aucune couverture de cuir pour démontrer sa pertinence. "
Je tombe alors dans un cauchemard. Nombre de commentaires sont admiratifs de ce colllèègue. Mon esprit chagrin, voit bien évidemment bien d'autres choses que je me suis laissé le droit de lui écrire en partie : l'article "semble" (a vérifier, mais sans intérêt) avoir été tronqué de l'ensemble des interventions.
En premier lieu, les enfants avait fini leur histoire. Ils n'ont probablement pas bronchés, vu leur jeune âge supposé, mais l'histoire était fini non ? Le loup, dérangé, avait cassé la moto. Point. Mais non, l'esprit supérieur d'un maître d'école ne pouvait laisser la dernière craie à un élève. Vas-y donc que je t'écris une suite. Les enfants, qui avaient, pour moi, clairement défini la moto comme l'agresseur, la voient consolée par un pompier, brancardé, puis, pacsé de force au combattant du feu. La moto étant clairement humanisé, dans le texte premier des enfants. Même moi y ai vu la formation d'un couple. Pas vous ?. Bon, je vous le passe. Au passage, un pompom, les jours de congés ( ah ! ah !, merci de préciser ). Le texte s'adresse donc aux adultes, quelque part. Sinon, je ne vois pas l'intérêt de cette précision très très révélatrice. La chute. C'est béton. Le colllèèègue introduit la vengeance, la traque, la mort, la punition avec humiliation. Grave. A mes yeux, c'est une maladie qui atrophie la puretitude de certains enseignants. Rien sur la peau noire ( ... ), mais faudra quand même faire des recherches pour trouver un loup noir ! Pour un peu, il nous l'égorgeait le c.., et en pleine classe ! Non, franchement, je préfère capitaine Kung-fu. C'est dommage. Savoir que l'on laisse nos chers enfants, en confiance à de tels esprits viciés. J'en ai la chair de poule...
Je tiens tout de même à remercier les autres professeurs et enseignants qui font montre de résistance et enrichissent nos enfants par une belle et efficace approche de leur métier. Cela peut faire gnian-gnian, mais il ne serait pas poli dans un tel texte, fusse t-il sur un petit blog anonyme, que je les laisse sur le carreau. Nous sentons tous le parfum d'une opposition entre différentes approches scolaires, lorsqu'il y en a. Les porteurs d'instructions, d'éveil et de curiosité doivent l'emporter sur les rigides éducateurs. Le métier est difficile, certes, comme beaucoup d'autres, mais il génère des métiers de réparateurs et de reconstructeurs, bien plus difficile encore.
L'auteur du blog dont je tire cet article, expose la lecture de beaucoup, beaucoup trop de livres, qui traite de bien d'autre sujet que celui du PSG ou de truc à plumes. La manière dont il tire une conclusion au dernier paragraphe et les termes ( échange, invitation, rêve, respect, pertinence) qu'il emploie, font craindre la noyade intellectuelle. Je ne partage pas ce que je lis. Les interprètations sont trop confuses en nombre. (voyez le loup et la moto). Mais s'il arrive à voir quelque chose de "désopilant" dans le texte du colllèèègue, alors, je devrais relire Edgard Alan Poe, j'ai du passer à coté de gros fou rires. De toute manière, cet homme est fortement politisé dans ses pensées, ce qui donne le ton, mesure l'interêt et le recul.
En parlant de livres, sortez vos "Collins" paroles de la première partie du clip
When we grew up and went to school
There were certain teachers who would
Hurt the children anyway they could
By pouring their derision upon anything we did
Exposing every weakness
However carefully hidden by the kids
( c'est t'y pas trop le colllèègu' çà ? alors pourquoi pas la suite.... ) But in the town, it was well known BRUT DE FAUTES, ET DE FRAPPES...
When they got home at night, their fat and
Psychopathic wives would thrash them
Within inches of their lives.