la parabole de l'impot ...

Publié le par Philippe

Bon !, ce dimanche 8 juillet, nous commençont proportionnellement à enfin travailler pour nous.  Youppiii !!. Foutus taxes et impôts dit-on.

Je ne résiste pas à vous faire part d'une petite histoire d'un prof d'université américain qu'il commence par ... :

« Les impôts semblent s'expliquer par  une logique simple. Mais beaucoup ne la saisissent toujours pas. Comme c'est  la saison des taxes, laissez-moi vous expliquer en des termes que tout le  monde peut comprendre.

Supposons que tous les jours 10  hommes se retrouvent pour boire une bière et que l'addition se monte à 100  $. (Normalement 10 $ chacun).

S'ils payaient la note de la  façon que l'on paye les impôts, cela donnerait à peu près ceci :


          Les 4 premiers (les plus pauvres !?), ne payeraient rien.
          Le cinquième payerait 1 $
          Le sixième payerait 3 $
          Le  septième payerait 7 $
          Le huitième payerait 12 $
          Le neuvième  payerait 18 $
          Le dernier (le plus riche ?!) devrait payer 59  $.

          Ils décidèrent de procéder comme décrit.
 
Les dix hommes se retrouvèrent chaque jour pour boire leur bière et  semblèrent assez contents de leur arrangement. Jusqu'au jour ou le tenancier  les plaça devant un dilemme :

« Comme vous êtes de bons clients,  dit-il, j'ai décidé de vous faire une remise de 20$. Vous ne payerez donc  vos 10 bières que 80$ »


Le groupe décida de continuer à  payer la nouvelle somme de la même façon qu'ils auraient payé leurs taxes.  Les quatre premiers continuèrent à boire gratuitement. Mais comment les six  autres, (les clients payants), allaient diviser les 20$ de remise de façon  équitable ? Ils réalisèrent que 20$ divisé par 6 faisaient  3,33$.

Mais s'ils soustrayaient cette somme de  leur partage alors le 5ème et 6 ème homme devraient être payés pour boire  leur bière.

Le tenancier du bar suggéra qu'il serait  équitable de réduire l'addition de chacun du même montant, donc il fit les  calculs.

Alors ?

Le 5° homme, comme les quatre premiers ne paya plus  rien. (Un pauvre de plus ?)
Le 6° paya 2 $ au lieu de 3 (33% de  réduction)
Le 7° paya 5 $ au lieu de 7 (28% de réduction)
Le  8° paya 9 $ au lieu de 12 (25% de réduction)
Le 9° paya 14 $ au lieu  de 18 (22% de réduction)
Le 10° paya 49 $ au lieu de 59 $ (16% de  réduction)

Chacun des six « payants » paya moins qu'avant  et les 4 premiers continuèrent à boire gratuitement.
Mais  une fois hors du bar, chacun compara son économie :

« J'ai  seulement eu 1 $ sur les 20 $ de remise », dit le 6°, il désigna le 10° «  Lui il a eu 10 $ ».
« ouais ! dit le 5°, j'ai seulement eu  1 $ d'économie aussi »

« C'est vrai ! » s'exclama le 7°, «  pourquoi aurait-il 10 $ alors que je n'en ai eu que 2 ? Le plus riche a eu  le plus gros de la réduction  !!!»
« Attendez une minute » cria  le 1° homme à l'unisson, « Nous quatre n'avons rien eu du tout nous. Le  système exploite les pauvres »

                                     Les 9 hommes cernèrent le  10° et l'insultèrent.

La nuit suivante le 10° homme (le  plus riche ?!) ne vint pas. Les neuf autres s'assirent et burent leur bière  sans lui. Mais quand vint le moment de payer leur note ils découvrirent  quelque chose d'important : Ils n'avaient pas assez d'argent pour payer ne  serait-ce que la moitié de l'addition.
Et cela, garçons et filles,  journalistes et collègues professeurs est le reflet de notre système  d'imposition. Les gens qui payent le plus de taxes tirent le plus de  bénéfice d'une réduction de taxe.
Taxez les plus fort,  accusez-les d'être riches et ils risquent de ne plus se montrer désormais.  En fait ils pourraient commencer à aller boire à l'étranger où l'atmosphère  est, comment dire, plus amicale.

Pour ceux qui ont compris,  aucune explication est nécessaire.


Pour ceux qui n'ont pas compris,  aucune explication n'est possible.

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Publié dans sourires

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H
Et je reste totalement persusadée que quelqu'un touchant un salaire, ayant l'assurance de le toucher régulièrement ne consommera pas comme quelqu'un touchant les mêmes revenus de façon précaire. Précariser l'emploi c'est aussi faire mal à la consommation. Même si je suis consciente des difficultés que rencontrent des employeurs quand ils tombent sur des salariés peu sérieux.Je pense que la société devrait donner, non pas de l'argent à chacun , mais un travail pour permettre à chacun de faire vivre sa famille.Mais comme tu dis ce n'est pas toujours si simple.En parlant d'emplois administratifs où on ne fiche rien, tu ne pensais pas aux enseignants j'espère... Là je sors d'une journée non stop de 12h (8h - 20h dont 6 h devant élèves et j'ai encore 112 copies à corriger (et du bien long à corriger ...)). Je suis épuisée...
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S
<br /> Tu touches une composante première du problème de la dégradation de la société civile française. La précarité de l'emploi, que ce soit par les CDD ou bien par le<br /> harcèlement moral qui fait bien comprendre à l'employé qu'il craquera bien un jour. Cette précarité est sensible dans tous les lieux dans lesquels l'on veut bien se donner la peine d'observer.<br /> <br /> Tu vois bien de quoi je veux parler, même si je perd en crédibilité, de par mon métier. Mais la société, tel que je la voit, elle donne du travail pour donner de l'argent, lorsqu'elle employe des<br /> gens en situation précaire.<br /> <br /> Il n'est pas bien difficile d'appréhender le coté épuisant de ta profession. Ce qui me fatiguerait le plus, c'est l'effort de concentration pour capter un maximum de paroles, d'expression,<br /> d'attitudes ou encore, d'échanges transversaux entre élèves. Et ce d'un bout à l'autre de la classe, ou bien d'un coin de la cour à l'autre.  Pfuiiii.....  !!!<br /> <br /> Mais bon, pensons à nos pauvres cheminots...  pour nous consoler.<br /> <br /> <br />
H
Sans entrer dans les détails cette parabole me plaît beaucoup. Pour plein de raisons.
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S
<br /> Et lorsque l'on pense que c'est juste le reflet du système anglo-saxon, que j'ai traduis en €uros,   Hu ! Hu !<br /> <br /> Mais bon, je ne condamne pas vraiment l'assistanat.  Il est des gens que je préfère assistés, que clochardisé. Chacun de nous peut devenir demandeur, sur un simple accident de la vie. Il est<br /> parfois plus dûr de recevoir, que de donner. Je n'aime pas les tricheurs, ça c'est sûr.<br /> <br /> Donner un travail administratif, avec, soit disant rien à faire de la journée, pour une personne qui serait à la dérive sans ce poste, c'est le bel assistanat, et je suis plutôt favorable. Mais<br /> tant de critères, de mérites notamment, modulent cette appréciation....<br /> <br /> <br />
A
IRPP, IS, IFA, ISF, TVA, TVTS, TPP, TP, URSSAF, ASSEDIC, PREVOYANCE, RETRAITE, APPRENTISSAGE, FORMATION CONTINUE ...Moi j'dis, y'a d'quoi faire un joli poême avec tous'c'tintouin !;o)
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S
c'est une histoire qui refroidi un peu mon sens logique. L'impôt et moi sommes vieux copains maintenant. Mais j'aimerais bien commencer à en payer un peu plus. Pas toi ?
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Z
Oui, ta parablole est claire.Cela dit, on ne peut pas trouver de système vraiment juste ; il y aura toujours,  quelle que soit la solution choisie, des effets pervers.j'en profite pour dire que l'impot sur le revenu, très symbolique et "juste" ne représente que très peu par rapport à tous les impots indirects dont la très très injuste TVA et les injustes impots locaux qui prennent de plus en plus de place dans la fiscalite pour cause de désengagement de l'état dans les régions.
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