Ton PaNth3oN ... là lA ! lala...
... Et si ça continue on verra...
Un temps pour les néo jubs, va bien , mais ces jours passés ont cloué sur le calendrier, quelques âmes qui ne colorerons plus les conversations à venir. Je souhaite avoir mon temps le plus tard, mais surtout le plus bellement possible (après mon dessin et ma salle de bains). Il me chute lors même de plus en plus fréquemment d'avoir des blancs dans ma sphère, mon mur, mon huis. Des absences physiques.
Dix-sept ans. Ce dimanche, deux nouveaux proches de mon fils, ont pris le chemin des anges, par le racourci. Deux roues, et peut-être bien autres choses, qui vous modifient l'ordre des priorités. Trop de parents qui pleurent, et pleureront encore. En novembre dernier, douleur, Alan a dû accompagner des amis au carré. Nous sentons une deuxième fois le chaos de la loterie, secouer nos certitudes. Il s'imprime bien jeune que le temps est relatif.
Un siècle et Huit jours, par de là, marraine est partie, par les chemins de traverse. Elle a su décorer ses années de son accent Béarnais caractéristique, mais aussi caractériel. Le temps de voir à quoi pouvait bien ressembler le mur du siècle, puis, de doucement éteindre sa lumière, pour dormir et souffler dès lors, dans un ultime baiser :
" Cric crac ! moun count es accabat ! "
Bien plus loin de ma sphère familiale, mais pas tant. Un homme de belle couleur est parti lui aussi. Ohhh..! il nous a prévenu, gentiment que les prochaines décennies se feraient sans lui, mais un île entière, un peuple entier, une race entière n'y voyait rien.
Noir le post, non ? Mais bon !, mon père aussi a laissé la place il y a huit années de cela. Et si il parle par moi dans ce texte, c'est pour une bonne raison. Mon papa, s'est glorifié de moi à 52 ans. Son seul fils, mais une belle éponge culturelle néanmoins. Faut qu'j'm'en lance sinon qui le fera ? Je vous parle de lui, car il est né à Diamant, pour ceux qui connaissent et il a été non seulement contemporain de Aimé Césaire, mais proche camarade de celui-ci et de L. S. Senghor au lycée Louis le Grand, pour lequel ces deux premiers avaient obtenu une bourse. Le genre de truc qu'il gardait pour lui, car d'une belle humilité, papa. Mais deux trois choses me sont revenues comme une claque, en parlant de A. Césaire avec un bel ami, qui connaît aussi très très bien le sujet.
En France métropolitaine, il est une femme sur laquelle bien des baltringues sont tombés à bras racourcix pour de basses raisons, c'est ma souffre couleur, la trop aimé Marie Ségolène. Nul doute qu'en d'autres temps, j'aurais décortiqué ses propos, pour m'en régaler, mais bon !... Très promptement, celle que je regarde de biais (pas de comms politique siouplaît...!) a fait la proposition de porter la mémoire de A. Césaire au Panthéon des Grands Hommes. Nombres sont tombés dessus, tentant par là de lui faire un procès interne "maison". Une chose est sûre, et je le sais de façon certaine, A. Césaire y aspirait.
Sa génération est celle pour laquelle le Panthéon tient la plus grande estime. Le Panthéon, délavé pour notre intelligencia 2000, reste un lieu mythique, pour certains, un but. Le rêve de tout Homme public du début 20°, arrondissons... Comme un livre poussiéreux. L'on fait semblant de ne pas s'y intéresser... Aimé Césaire, lui, avait intimement fait part de sa motivation à y figurer. Ségolène : une idée comme çà ? ou bien une vraie connaissance de l'homme. Allez ! Moi je dis : la deux !
Deux trois choses que j'ai peu entendues de même sur l'Homme. Cet homme de la "négritude" (super chouette le mot !) était avant tout un homme de grande culture. Pas de plantation de fruits, mais pour l'exemple d'une autonomie culturelle, loin de la violence d'un séparatisme indépendantiste antillais qu'il n'a jamais soutenu de coeur. Une autonomie qui devrait même faire de notre pays une jolie fédération, s'il se pouvait être. Ainsi, des régions autonomes Corse, Basque, Bretonne, Alsacienne, Antillaise, Calédonienne ou encore "Ma" Francilienne !!!, m'incitent à réflexions.
Autre chose. A. Césaire fut un combattant, et dieu m'est témoin qu'ils sont nombreux, de la bêtise, qui fait qu'un homme en voit un autre comme une bête, un esclave, ou bien juste un truc bizarre et différent qui bouge un peu comme lui. Depuis un an, ces hommes se grossissent du rang de ceux qui voient un nain partout. Oui ! Oui ! rigolez pas ! C'est le même mécanisme trouduculogique. Racisme, morphisme, même terreau, même connerie. Un an que je me régale !
Il y a un point plus obscur aux Antilles, sur les combats d'Aimé Césaire, c'est son combat contre tous les racismes. Tous. Et aux Antilles, le problème est Jub ! bilatéral. Comment çà ? Non !. Si ! si ! Il faut juste regarder avec ses oreilles, et écouter avec ses yeux. Aimé Césaire ne s'est pas fait que des amis sur ce combat là. Ben oui ! quoi... Il est pas Qu'avec nous ?
En attendant, le pauvre, il doit se trouver les pieds face à la mer, parce que c'est "sa terre" que quoi qu'est-ce qu'y z'on dit la famille et les anti reconnaîcisme. Et moi, la mer, au bout de trois jours... alors, j'en profite pour écrire et demander à ce que l'on me fasse pas le même coup. Si Carla Bruni évoque mon mérite au Panthéon, surtout, Oubliez Rueil Malmaison ! Merde !
